Du Code de la route au Code de la rue |
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Le Ministre des Transports Dominique Perben a réuni pour la première fois le 18 avril 2006 les acteurs d'un groupe de travail "Code de la rue", à l'occasion de la conférence de presse annonçant la nomination de Hubert Peigné, le nouveau Monsieur Vélo du gouvernement. Les motivations :
Outre Rue de l'Avenir, la FUBicy, et bien sûr le nouveau "Monsieur vélo", participent également à cette réflexion 3 organismes dépendant du Ministère des Transports : la DSCR plus connue sous le nom de Sécurité Routière, le CERTU Centre d'Etudes Réseaux, Transports & Urbanisme, le COLIAC Comité de Liaison pour l'Accessibilité, ainsi que d'autres associations : le Club des Villes Cyclables, les Droits du Piéton, la FFCT Fédération Française de Cyclotourisme, l'ADC Association des Départements Cyclables, la Prévention Routière... |
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mise à jour 17 mai 2006 - retour accueil
fubicy.org
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Nous souscrivons au point de vue exposé par "Rue de l'Avenir". Le rue n'est pas la route. Il faut redonner en ville la priorité aux fonctions urbaines, et non les sacrifier au transit motorisé. Une majorité de rues ont vocation à devenir des "Zones 30". La modération de la vitesse améliorera la sécurité de tous, et le cadre de vie urbain. La "séparation des flux", avec des voies cyclables pour nous cyclistes, est possible et souhaitable sur un réseau de voiries principales traversant l'aglomération. Dans toutes les autres rues, il faut pacifier la cohabitation nécessaire entre tous les usagers. Nous pouvons être à un moment ou un autre piéton, cycliste, automobiliste ou motocycliste, passager d'un bus,... Le Code, conçu à l'origine pour faciliter et réguler la circulation automobile, est encore très marqué par son origine routière. Il est maintenant inadapté au tissu urbain et à un trafic devenu dense, il doit évoluer. Cela permettra de favoriser les "modes doux", pour répondre aux préoccupations des citadins : préservation de l'environnement, réduction des nuisances, bienfaits de la marche et du vélo sur notre santé... |
De 1991 à 2004, plusieurs articles du Code ont évolué pour commencer à prendre en compte la spécificité des vélos ou de la rue :
Télécharger le texte à imprimer ( 8 pages A4 ) >> fichier "coderueFUB" , PDF 662ko
ou le lire ci-dessous ( sans tous les détails de mise en page )
Thèmes abordés : casque, généralisation du double sens cyclable, dépasser un vélo, stationnement vélo sur voirie, couloirs bus+vélo, sas vélo au feu, barême des infractions et catégories d'usagers, rollers, accompagner un enfant sur trottoir, signalisation Zone 30, zones de rencontre, modération et limites de vitesse, feu à déclenchement ne détectant pas les vélos, éclairage des vélos, tourne-à-droite et cédez-le-passage, permis et formation des conducteurs.
On na pas cherché à
établir un classement par priorité + délai de mise en uvre,
ce sera le rôle du groupe de travail. Mais le nombre d * donne une
indication de limportance quon accorde à chaque point.
Lannotation (NC) signifie que cette mesure ne concerne pas spécifiquement
les cyclistes, mais que la FUBicy y est favorable. Evidemment non exhaustif
!
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**** Opposition ferme et résolue
à toute réglementation « casque cycliste » ( hors
compétition sportive ).
Imposer le port du casque naura aucun impact significatif sur le bilan
des accidents de la circulation ( cf références citées
dans dossier casque
en ligne sur fubicy.org ). Ca aura un effet dépouvantail
redoutable, et de toutes façons, si on impose le casque, logiquement
il faudrait commencer par limposer aux piétons ( cf données
ONISR+CERTU )
Au-delà de cette position,
nous tenons à alerter les pouvoirs publics sur le caractère hautement
contre-productif, du point de vue santé publique et politique des transports,
des campagnes de communication sur le casque qui sont mal ciblées et
basées sur des données erronées (des chiffres faux cités
par INPES et CSC) et/ou complètement sorties de leur contexte ( amalgame
sport + VTT / déplacements urbains ).
Les seules études qui prétendent que le casque fait des miracles
ont été contredites par toutes les expériences faites à
léchelle dune population entière, pour les accidents
de la circulation (à ne pas confondre avec pratique sportive et Tout-terrain).
Les biais de ces études ont été expliqués par plusieurs
experts dans des congrès et revues scientifiques (J.R.Carré INRETS,
M.J.Wardlaw ->Canadian Medical Association Journal, D.L.Robinson ->British
Medical Journal,
)
Enfin, noter que quand le casque est devenu obligatoire en Australie, cest dans la tranche dâge 10-16 ans que la régression de la pratique a été la plus forte ( 30% en moyenne globalement, mais 90% chez les filles 10-16 ans ! ). Une obligation limitée aux mineurs serait presque aussi contre-productive quune obligation généralisée.
NB : cest le seul point que nous classons avec 4 * = première priorité, car la contrainte "casque obligatoire" est la seule réglementation envisagée (?? ) qui puisse faire régresser la pratique du vélo urbain, tout en ayant un impact au mieux négligeable sur la sécurité routière, et au pire contre-productif.
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*** Généraliser
le « double sens cyclable » ( ou « Sens Unique Limité
» ) : inverser règle et exception, comme en Belgique.
Les « double sens » fonctionneront dautant mieux quils
seront généralisés ( cf exemple de la modif règle
priorité pour les giratoires : on na pas modifié cette règle
un giratoire après lautre ).
*** Besoin important de communication sur cette mesure, en direction
des élus + services, du grand public
Avantages : meilleure visibilité réciproque, supprime le risque
« ouverture de portière », évite des détours
par des voiries plus risquées. Bilan accidentologie positif, cf Strasbourg
et Bordeaux, Belgique, Allemagne, Suisse
Il sagit dune mesure
simple, peu coûteuse et rapidement réalisable, avec des répercussions
positives immédiates.
A noter, sans même comparer
des villes différentes : à Strasbourg, où plus de la moitié
des sens uniques sont autorisés dans les 2 sens aux vélos, le
ratio accident par rue est plus faible dans les « contresens cyclables
» que dans lensemble des autres rues.
Enfin, dernier effet positif prévisible : il y aura moins de vélos
sur les trottoirs. En effet, de nombreux cyclistes ont dû remarquer que
dans le Code de la route actuel, lamende est bien moins chère si
on remonte un sens interdit sur le trottoir que sur la chaussée
Le Code belge rend obligatoire le
« SUL » pour toute rue v<50 et L>3m. Des « SUL »
peuvent aussi être crées dans les rues v<50 et L<3m, ou v>50
et L>3,5m. Le CERTU précise que les « double sens cyclable »
fonctionnent dautant mieux que la rue est étroite. Il existe des
double-sens qui fonctionnent en « écluse » ( Chambéry
ou Albertville, Strasbourg ).
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*** Dépassement des vélos
: autoriser la voiture à chevaucher une ligne continue pour dépasser
un vélo en respectant la distance de sécurité.
Motivations : les accidents de type collision arrière en section courante
sont fréquents parmi les accidents mortels en interurbain. En milieu
urbain, les dépassements rasants sont souvent cités comme étant
à lorigine du sentiment dinsécurité routière,
ils sont très dissuasifs pour les cyclistes potentiels ou occasionnels.
En Grande-Bretagne ( pays qui a depuis des années de très
bons résultats en matière de sécurité routière )
le Code dit « pour dépasser un vélo, il faut laisser la
place dune voiture », ce qui revient théoriquement au même
que le Code français (1,5m + largeur du cycliste é largeur dune
voiture), mais a lavantage de donner un repère visuel simple. Au
Québec, lautomobiliste doit changer de voie pour dépasser
un cycliste
*** Besoin de communication et de contrôles pour que cette infraction « dépassement rasant » cesse dêtre banale (au point quun cycliste qui ne serre pas à droite dans une rue où il ny a pas la place de doubler en respectant la distance latérale de sécurité est parfois littéralement agressé ). La distance réglementaire ( 1m en ville, 1,5m hors agglo ) nest pas un confort, cest une réelle nécessité pour que les petits incidents courants ne deviennent pas des accidents graves : le cycliste doit pouvoir éviter une plaque dégouts deau mal posée ou une portière qui souvre, il peut être déséquilibré par un nid de poule ou lappel dair dun véhicule qui le dépasse rapidement. En résumé : il faut laisser au cycliste la place de tomber sans se faire écraser.
** Prévention à
envisager : rendre obligatoire le « by-pass » vélo lors
de toute implantation dîlots centraux dépassant une certaine
longueur, ou de tout îlot central à lexception des «
refuges piétons » nécessaires aux traversées en 2
phases en ville. Systématiser de même le by-pass vélo lors
de limplantation de chicanes (sauf si la chicane est constituée
par une avancée de trottoir).
Ceci nous conduit à poser une question : les recommandations CERTU nont
aucune valeur prescriptive, et sont souvent non respectées. Pourrait-on
renforcer leur respect par voie réglementaire ?
** Créer et implanter un
panneau "interdit de dépasser un vélo, largeur insuffisante"
quand il y a des problèmes avec les îlots centraux ( cf
vrais-faux panneaux FUBicy et proposition FFCT ). Motivations : prolifération
des grands îlots centraux en périurbain, parfois sur de grandes
longueurs, sans aucune échappatoire pour les vélos, même
quand il y aurait eu la place de ménager un « by-pass » vélo
sur les côtés. Les accidents de type collision arrière en
section courante sont fréquents parmi les accidents mortels en interurbain.
La DSCR a déjà fait savoir à la FFCT quelle était
défavorable à cette mesure, mais cest un réel problème
de sécurité, qui va en samplifiant, car les îlots
centraux surdimensionnés, sans by-pass vélo, se sont multipliés
depuis quelques années.
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*** Instaurer un quota de places vélo dans le stationnement sur voirie sans quon ait besoin dattendre le renouvellement successif de tous les POS / PLU qui voudront bien le prévoir (cf obligation quota de places pour handicapés : il y a bien une loi-cadre nationale pour ça ? ). Ordre de grandeur proposé : 1 place voiture sur30 ou 40 à convertir en place avec arceaux à vélos, à moduler éventuellement selon les quartiers , et à réviser quand la part modale vélo augmente.
Avantage pour la sécurité : places vélos à implanter de préférence juste avant des passages zébrés => les automobilistes verront mieux les piétons qui sapprêtent à traverser et réciproquement. Et cela diminuera le nombre de vélos stationnés sur trottoir, le mobilier urbain étant souvent utilisé pour pallier la carence darceaux .
Si cette mesure nest pas généralisée
rapidement, alors il est urgent de définir une « marge de tolérance
» pour les vélos accrochés à du mobilier urbain.
La FUBicy note quon ne met jamais en fourrière immédiatement
une voiture qui est garée à cheval sur un trottoir quand elle
ne gêne pas le trafic automobile, alors que rien quà Paris
en 1 an, plus de 1500 vélos ont été enlevés sans
préavis. Il faudrait tolérer temporairement les vélos sous
réserve quils ne gênent pas le passage de piétons
PMR ( handicapés ou parents avec poussette ). Mais ce conflit
dusage piétons / vélos tend à se durcir à
mesure que le nombre de vélos augmente ( et il augmente , lentement
mais inexorablement, dans les centre-ville ) => le quota de places vélo
sur voirie serait très nettement préférable, et rapidement
!
Prévoir un quota aussi pour le stationnement en ouvrage ( P souterrain
ou P silo).
(NC) A propos : limplantation
de mobilier urbain doit se faire avec un meilleur respect de laccessibilité
piétons PMR. Les mauvais exemples les plus courants : mâts
ou potelets implantés en retrait sur le trottoir plutôt quau
bord, etc
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*** Généraliser
les couloirs mixtes bus+vélo.
Avantage pour la sécurité : évident en labsence
de bus, mais même lors du passage dun bus, cela évite au
cycliste dêtre en sandwich entre 2 véhicules qui peuvent
le doubler ( le vélo se trouve alors dans langle mort des 2 véhicules
simultanément ). Plus compliqué à gérer que les
« SUL » mais il faut être pragmatique : très majoritairement,
les cyclistes ne roulent pas en sandwich entre couloir bus et voitures, ils
restent sur la droite, dans les couloirs bus
ou se réfugient sur
le trottoir, ce qui nest pas souhaitable !
Des simulations + mesures du retard que des cyclistes « lents » peuvent induire pour les bus ont été faites, cf thèse A.C.Sebban, Insti. Urba. Aix-en-Provence 2003. LAOT conserverait la possibilité dinterdire un couloir bus aux vélos dans les cas vraiment difficiles. Mais la mixité doit devenir la règle dès que le couloir a une largeur L> 4,2 m, et est tout-à-fait possible pour les couloirs plus étroits. Dans un certain nombre de villes belges, suisses et françaises, on trouve des des couloirs mixtes bus+vélo de largeur aussi faible que 3,2 à 3,5 m. Dans les couloirs L<4,2m, il serait judicieux de systématiser le marquage au sol avec ligne pointillée à lintérieur + ligne continue à lextérieur, ou pointillé large 25 cm, pour autoriser le bus à déboîter quand il doit dépasser un vélo.
NB : le problème pratique
qui va se poser, cest que si à la création du couloir on
ne pense pas au vélo, peu de couloirs feront L>4,2 m
La réglementation
pourrait imposer ( ? ) que les autres files ne dépassent pas le minimum
vital dès lors quon doit faire passer un couloir bus. A préciser
aussi : la largeur limite pourrait être différente selon que le
couloir bus est à contre-sens ou non, et selon quil y a des séparateurs
en dur ou non.
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** Faciliter la généralisation
des sas vélos aux feux en adaptant la réglementation sur les «
rappels de feux » . Motivations : les sas sont un élément
de sécurité important pour les cyclistes au redémarrage
en général, et en particulier quand on va tourner à gauche.
Ils améliorent aussi un peu la sécurité des piétons
qui se seraient engagés juste avant que le feu piéton passe au
rouge, en les rendant plus visibles pour les voitures en 2e file quand il y
a plusieurs files.
** Besoin de communication + contrôles pour le respect des sas.
Constat : les sas avec 2 feux fonctionnent
moins bien et comme ils coûtent cher, ils ralentissent la généralisation
des sas. Lorsquil y a un 2e feu de taille normale, ou un seul feu à
lavant du sas, la plupart des automobilistes ont le regard rivé
sur le feu avancé et vont sarrêter dans le sas. Il serait
préférable, sauf pour de grandes intersections complexes, de renoncer
à ce 2e feu.
Les sas avec juste un feu « en amont » du sas fonctionnent mieux,
mais ne sont pas réglementaires ( ? ), donc rares. Enfin, la
réglementation nautorise pas que le 2e feu, sil y en a un,
soit de petite taille et orienté de sorte à être vu juste
par les cyclistes positionnés à lavant du sas, ce qui serait
probablement une autre manière daméliorer les sas.
Pour terminer, noter quà chaque fois quune « piste
cyclable sur trottoir » passe dans une intersection, le cycliste est censé
se conformer au feu piéton sil ny a pas de feu spécifique
vélo ( et en pratique il ny a quasiment jamais de feu spécifique
vélo ). Il peut donc le faire pour les sas également, sans
quil soit nécessaire dinstaller systématiquement un
2e feu complet.
* Sil y a un 2e feu à
lavant du sas, le faire passer au vert 1 ou 2 secondes avant le feu voiture
améliorerait la sécurité pour démarrage + tourne-à-gauche
des vélos (cf sas vélos en Allemagne ou en Suisse). On pourrait
inscrire ce déphasage dans les règlements, de même quil
existe des règlements régissant les « temps de dégagement
» pour les feux piétons
* Améliorer la lisibilité du marquage ligne deffet voiture
des sas vélos en autorisant une ligne deffet du même
type que celle des Stop, ou autre idée de marquage au sol.
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** Classer en infraction dangereuse
( car cest dangereux ! ) le stationnement sur voies
cyclables, les ouvertures de portière sur le passage d'un cycliste, et
dans une moindre mesure le fait d'avancer dans un sas vélo.
Ou adopter comme en Belgique le principe que toute infraction créant
un danger pour les usagers vulnérables est une infraction grave. C'est
le moyen de traduire concrètement l' « obligation de prudence
» envers les usagers vulnérables
*** + (NC) Besoin de communication et de contrôle concernant ces infractions, et en particulier le stationnement « sauvage » , fléau considéré comme « normal » par bon nombre dautomobilistes même quand ils bloquent le passage des PMR, des poussettes, ou des vélos, obligeant les usagers vulnérables à déboîter sur une chaussée où on ne sattend pas à les voir puisquils ont une autre espace pour eux ( théoriquement ).
** Besoin de communication et de
contrôle sur le respect de la priorité vélo quand une voiture
change de file ou de direction alors que le cycliste va tout droit. Moyen pratique
pour ce genre de contrôles : policiers à vélo.
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* Distinguer les catégories
d'usagers dans le barême des contraventions. On na pas la référence
de larticle, mais des adhérents germanophones nous ont signalé
quen Allemagne, le montant de l'amende est lié à masse et
vitesse du véhicule, car c'est ce qui détermine le danger qu'il
crée. Ce serait logique ( principe de droit constitutionnel :
proportionnalité des délits et des peines )
Ou à défaut, du point de vue danger potentiel, un cycliste
devrait être assimilé à un piéton et non à
une voiture, sauf dans le cas particuler dun conflit vélo /
piéton.
A propos : il semblerait que la circulaire
de 1992 et larrêt du Conseil dEtat de 1995, selon lesquels
on ne peut retirer de points de permis que pour une infraction commise avec
un véhicule dont la conduite nécessite un permis, ne soit pas
encore bien connus des forces de police. Il sensuit de nombreuses pertes
de temps, aussi bien pour lAdministration, que pour les cyclistes qui
réclament les points indûment retirés.
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(NC) Autoriser les rollers sur
les voies cyclables.
Les rollers sont bien mal lotis en France : ce sont les seuls « piétons
» à qui un Maire peut interdire les trottoirs
Ils patinent
presque à la même vitesse quun vélo et empruntent
déjà, naturellement, les voies cyclables. Simplement, il serait
souhaitable délargir un peu les voies cyclables car un patineur
prend plus de largeur quun vélo. Ou au moins, autoriser le cycliste
à déboîter pour dépasser même sil y a
une ligne continue entre bande cyclable et le reste de la chaussée. Et/ou
généraliser le marquage avec ligne continue doublée à
lintérieur dune ligne pointillée, ou pointillé
large (à condition que les 25 cm du marquage au sol soient bien à
cheval sur laxe médian, conformément au RAC, et non pris
sur la bande cyclable comme trop souvent
)
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* Autoriser un adulte cycliste
à accompagner un enfant de moins de 8 ans si l'enfant roule sur le trottoir
(au moins dans le cas où une file de stationnement masque la visibilité).
Il nous semble évident que si lenfant est encore insuffisamment
sûr de sa conduite ( raison pour laquelle il est autorisé
sur trottoir ), le parent qui laccompagne doit pouvoir le suivre
de près.
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** + (NC) Besoin de comunication
(ou autre mesure incitative) sur les recommandations dabsence de signalisation
verticale et horizontale à lintérieur dune Zone 30.
Tout le monde doit rouler à 30 et sattendre à trouver nimporte
quand devant ses roues des chicanes, coussins ou autres objets , comme des piétons
de tous âges ou des cyclistes. Donc on ne doit pas avoir besoin de signaler
les ralentisseurs. Par contre, renforcer la visibilité des entrées
de Zones 30.
Cf expérience de la commune
de Drachten aux Pays-Bas : suppression signalisation et feux (->priorité
à droite systématique) dans une zone 30, y compris dans une intersection
où passent au total 20'000 véhicules/jour. Autre exemple très
surprenant et spectaculaire, dans un pays latin : San Juan ( Argentine,
600'000 habitants ) a supprimé la majorité des feux en ville
(->priorité à droite), et généralisé une
règle de priorité aux vélos dans les intersections. Les
vélos sy sont multipliés ( 35% des déplacements ! )
et le taux daccident a chuté.
Si au contraire on signale le moindre coussin, les voitures accélèrent
dès quil ny a plus de ralentisseurs signalés, et ce
sont les « ralentisseurs vivants » qui en pâtissent
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*** + (NC) Créer des « Zones de rencontre » limitées à moins de 30, et où les usagers non motorisés (et en particulier piétons) sont prioritaires. Communiquer sur limpact des Zones 30 et Zones de rencontre.
(NC) Besoin de communication,
clarification ou contrôles concernant la priorité piétons
/ passages zébrés.
Le Code français dit que le piéton est prioritaire s'il s'est
« régulièrement engagé ». Les automoblistes
comprennent : « le piéton peut passer sil noblige pas
les voitures à sarrêter ». Alors que ça devrait
être : le piéton est toujours prioritaire, sauf sil est physiquement
impossible que la voiture sarrête.
(NC) Interdire le dépassement
sur les passages zébrés (et/ou dans les intersections)
Cest une configuration très « classique » daccident
en ville. Le Code actuel est trop flou sur ce point, compte tenu du fait quil
est souvent impossible de voir si un piéton ou un cycliste est engagé
devant la première voiture. En Grande Bretagne, il suffit de mettre un
pied sur le passage zébré pour que toutes les voitures sarrêtent,
y compris quand il y a 4 files.
* Les vélos ont le droit de
traverser le long (sur ?) d'un passage zébré si c'est dans l'axe
d'une voie cyclable sur trottoir, et pour les Tourne-à-gauche indirects.
Mais la plupart des piétons ne le savent pas : systématiser marquage
vert ( avec peinture anti-dérapante ) ou pictogrammes vélos
au bord du passage zébré serait une manière simple déviter
des malentendus et conflits dusage.
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*** + (NC) Besoin de renforcer
le respect des vitesses limite en ville : communication, contrôle,
sanction.
Rouler à 50 au lieu de 30 dans des Zones 30, ça multiplie par
8 le risque de tuer un piéton en cas de collision, et cela augmente le
risque de collision (distance de réaction). Nous avons noté que
daprès lONISR, la légère augmentation du nombre
de tués piétons et cyclistes entre 2004 et 2005 était corrélée
à une augmentation des vitesses pratiquées en agglomération.
Nous regrettons que sur la page web de la Sécurité Routière
http://www.securiteroutiere.equipement.gouv.fr/data/vitesse-secugouv/index.html
en ligne depuis le 12 avril et intitulée «Campagne pour le respect
des limitations de vitesse», le chiffre cité pour le risque quun
accident soit mortel à 50 ne tienne aucun compte des usagers non motorisés.
On donne ainsi limpression erronnée que rouler à 50 ne crée
aucun danger en milieu urbain, la Zone 30 étant décrite comme
un objet réservé à quelques cas marginaux. Il existe pourtant
un nombre croissant de villes européennes où environ 80% des rues
sont en Zone 30, avec un bilan très positif en matière de sécurité
et de qualité du cadre de vie.
Pour illustrer leffet « pacificateur » du trafic vélo
sur lensemble de la circulation, on peut relever aussi lexemple
de Lyon, une des villes françaises où le nombre de vélos
a le plus augmenté récemment. Lorsque les usagers non motorisés
deviennent assez nombreux, ils calment le trafic même quand la Zone 30
nest pas aménagée ou officialisée. Le bilan sur les
accidents à Lyon est : en 2005, pas plus de collisions impliquant un
cycliste quen 2004, et baisse du nombre de piétons blessés
( interview de ladjoint au maire J.L.Touraine dans Lyon Plus ).
Remarque générale :
on rencontre souvent, y compris chez les aménageurs, des confusions entre
vitesse de pointe et vitesse moyenne, et vitesse et débit. Il faut faire
comprendre aux usagers que sils font une pointe à 50, cest
juste pour rester coincé plus longtemps au carrefour suivant. Trop peu
de gens se rendent compte quen moyenne, en ville on se déplace
aussi vite à vélo quen voiture : pourquoi donc dépasser
les vélos en les frôlant, pour les retrouver au feu suivant
Enfin, les aménageurs doivent intégrer le fait quon nécoule
pas plus de trafic à 60 km/h quà 30, à cause des
distances de sécurité qui augmentent avec la vitesse. La vitesse
moyenne et le débit sont limités de fait par la densité
dintersections, inutile de vouloir conserver une vitesse max de 50 sur
un grand nombre de rues.
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*** Cas particulier des feux à
boucle de détection qui ne déclenchent pas sur le passage dun
vélo : autoriser le vélo à passer
comme il peut,
sans être obligé dattendre le passage dune voiture
ou dun bus. Idem pour les poussoirs en panne.
Ce cas particulier ne devrait pas exister, mais puisquil existe et quil
nest pas particulièrement rare, il faut bien trouver une solution.
Cest déjà assez inconfortable ( voire pire ) de franchir
ces carrefours où le passage des vélos nest pas pris en
compte, alors par pitié ne faisons pas en plus payer le cycliste pour
les négligences des concepteurs & aménageurs !
Ce type de problème se rencontre dans des couloirs bus+vélo où
le bus déclenche le feu ( y compris dans des couloirs bus+vélo
nouveaux équipés dun feu tout neuf
), sur des voiries
secondaires qui coupent une route principale, et même parfois
sur
des pistes cyclables ! ( au moins un cas constaté où le feu spécial
vélo ne détectait pas les vélos à cadre alu, alors
que les cadres alu constituent la majorité des ventes depuis plusieurs
années ).
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*** Améliorer les normes
sur la fiabilité des éclairages de vélo : Code de la
route et/ou NF + Ministère de lIndustrie ? Autoriser de nouveau
les éclairages clignotants, qui compensent la faible puissance
par un petit surcroît de visibilité dû à leffet
clignotant.
Impact sécurité : cf % accidents de nuit, alors quil y a
nettement moins de vélos circulant de nuit. Aucun automobiliste naccepterait
davoir son véhicule équipé dun éclairage
aussi peu fiable que celui de la plupart des vélos vendus en France.
Plusieurs pays européens ont commencé à faire évoluer les normes sur léclairage des vélos. LAllemagne impose des spécifications plus exigeantes que la norme française actuelle pour les éclairages fixes : éclairement 10 lux minimum à lavant, maintien éclairage « feux de position » à larrière (diodes), et double cablage pour alimentation + masse électrique. Pour info : la FUBicy serait prête à participer à un groupe de travail Normalisation et/ou tests comparatifs, comme elle le fait actuellement en relation avec l AFNOR pour les antivols ( projet de définition dun label NF antivols vélos en cours de discussion avec plusieurs fabricants )
Les éclairages vélos
clignotants sont maintenant autorisés au Danemark et en Grande-Bretagne.
Peut-on, compte tenu des directives sur le libre échange, interdire à
un cycliste de circuler avec un équipement homologué dans un autre
pays de lUnion Européenne ?? Si oui, alors cette interprétation
nest pas cohérente avec celle des Ministères Intérieur
+ Industrie, qui ont affirmé quon ne peut pas imposer le marquage
anti-vol des vélos à la production en France, pour le seul motif
que cela induirait une distorsion de concurrence par rapport aux vélos
importés de pays où les cadres ne sont pas gravés.
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** Permettre le tourne-à-droite
vélos au feu rouge.
Avantage pour la sécurité : permet de libérer la place
en tête de file ( ou dans un sas ) pour ceux qui en ont vraiment besoin
pour préparer un tourne-à-gauche. Aucun risque daccident
sil y a une voie cyclable sur la voie à droite. Idem pour un vélo
arrivant par la branche de droite dun carrefour en T pour aller tout droit.
Le tourne-à-droite vélo au feu rouge a été généralisé
à Münster, en Allemagne.
Communiquer ( y compris en direction des automobilistes ! ) sur
le respect priorité piétons quand on change de direction.
** Autoriser un cycliste qui va
tourner à droite à remonter une file par la droite, pour lui
éviter de devoir couper la voie si la file redémarre.
* Laisser au cycliste la possibilité
de passer à un Stop sans mettre pied à terre , autrement dit :
assimiler le Stop à un « Cédez le passage »,
dans la mesure où le cycliste na pas dangle mort, pas de
capot qui dépasse, et a une distance darrêt extrêmement
courte quand il roule au pas. Avantage pour la sécurité : cest
au redémarrage quun cycliste est le moins stable.
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** + (NC) Formation des conducteurs
: (point très important en général, mais ne relevant
pas que du Code de la route)
Quota de questions « modes doux » dans lépreuve
du permis de conduire.
La FUBicy souhaiterait être associée à la conception de
ces questions. Une de nos associations a déjà produit, en collaboration
avec une auto-école et une municipalité (Bordeaux) un diaporama
avec des questions similaires à celle du permis, mais destinées
spécifiquement aux usagers cyclistes. Dans le même esprit, nous
pouvons tout-à-fait contribuer à la création dun
stock de questions destinées aux automobilistes ou motocyclistes.
Outre les sensibilisations aux infractions dangereuses déjà notées
plus haut, ce sera loccasion de bien faire savoir que les cyclistes ne
sont, sauf exceptions, pas obligés de rouler sur les voies cyclables.
En particulier, un automobiliste doit comprendre que quand une piste cyclable
adjacente est sur un trottoir à forte fréquentation piétonne,
il est normal de trouver des vélos sur la chaussée.
Formation des formateurs : que
sinon tous les candidats au permis, du moins tous les moniteurs dauto-école
( sauf contre-indication médicale ) passent une épreuve
de conduite à vélo. Idée transposable à la mise
en situation de handicap.
Cela éviterait peut-être une partie des comportements choquants,
comme faire stationner quotidiennement des voiture-école sur voies cyclables
et trottoirs, et répondre « mais moi, je travaille » quand
on fait poliment remarquer que ça gêne et que cest interdit
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**** Pas de réglementation « casque cycliste » ( rappel... ).