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Actualités 1999 : le Pays 01 février

Audincourt pistes et bandes cyclables

L'association VéloCITÉ fait de nombreuses propositions et projette de réaliser un état des lieux afin d'améliorer la circulation en ville.

Présidée par Denis Mettey, une réunion a eu lieu jeudi en présence des adhérents de l'association VéloCITÉ, des sympathisants de la bicyclette, ainsi que des responsables de Véloxygène de Belfort. Cette réunion s'est déroulée à la salle omnisports d'Audincourt.

Tout d'abord, le président a présenté son association. Celle-ci a été créée en mai 1998 par une poignée d'amis. D'une douzaine de membres au départ, l'association regroupe actuellement 46 adhérents sur le pays de Montbéliard, avec toutefois un pourcentage plus élevé pour le secteur d'Audincourt. Le but : tout mettre en œuvre afin que le cycliste n'ait plus peur de prendre son vélo en ville et changer le comportement de certains automobilistes, sans oublier de proposer circuits et trajets, afin de relier certaines communes entre elles, voire des quartiers en toute sécurité.

Cette réunion s'est fondée essentiellement sur des échanges d'idées et des propositions après des expériences vécues.

Tour à tour, les intervenants ont suggéré une piste cyclable, son aménagement ou son prolongement, une bande du même nom, réservée aux cyclistes à même la chaussée existante qui aurait un double effet : dépenses moindres et nettoyage fréquent, ce qui n'est pas le cas de la piste entre Audincourt et Montbéliard (côté d'Arbouans). Cette dernière est jugée impraticable à cause entre autres de feuilles d'arbres qui la jonchent.

Autre exemple : pourquoi ne pas indiquer un itinéraire bis pour les vélos, afin d'emprunter des rues parallèles menant de Seloncourt à Hérimoncourt. Rappel également pendant cette réunion du plan de déplacement urbain. Celui-ci doit comporter obligatoirement un aménagement cyclable et notamment dans le pays de Montbéliard comptant plus de 100 000 habitants. C'est la loi et cet aménagement devrait être réalisé au plus tard au 31 décembre.

Autres propositions : signalisation et matérialisation sur la chaussée, slogans de prévention insérés sur les panneaux lumineux d'information, grilles de caniveaux à même hauteur que la chaussée nouvellement enrobée, etc. Suivant les statistiques, il apparaît que le risque d'accident entre un véhicule à moteur et un cycle est fréquent à l'intersection de la chaussée et la fin de la piste cyclable.

Autre risque : le vol du vélo ! En général, rien n'est prévu pour son stationnement provisoire (pas d'arceaux). « Il faudrait pouvoir attacher non seulement la roue, comme dans bien des cas, mais également le cadre ! » soulignent sans sourire les fans du deux-roues.

Enfin des souhaits ont été proposés, à savoir une liaison plus facile entre communes et grands quartiers, des accès aux établissements scolaires et universitaires, aux itinéraires de loisirs, aux grandes entreprises et des endroits bien spécifiques pour franchir le Doubs. « Ce qui aurait pour but également d'avoir une pollution moindre », car les utilisateurs du vélo se veulent être propres pour l'environnement, d'avoir une circulation automobile moins intense, surtout aux heures de pointe, d'où vitesse en régression ainsi que les accidents matériels, etc.

Et d'évoquer, pour conclure cette réunion, les voies ferrées désaffectées. Celles-ci sont évidentes dans la région et notamment sur le secteur d'Audincourt. Et pourquoi pas en faire des pistes cyclables ? se sont interrogés les divers intervenants. Il y aurait de l'idée posée sur rail, car la SNCF serait d'accord (il y a trois mois c'était presque sûr) pour vendre ces voies ferrées non utilisées au district.

Enfin, l'association va entreprendre un état des lieux pour ces projets d'aménagement de pistes ou bandes cyclables, afin de monter un dossier, lequel sera soumis aux collectivités locales. Un tour de l'avenir pour VéloCITÉ qui est bien décidé à prendre ce dossier par le guidon !

La prochaine réunion aura lieu jeudi prochain à Montbéliard au centre médico-social de la Chiffogne de 18 h à 19 h 30.

Jean-Paul KIRMANN, Le Pays

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