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Richard Dubois et les cyclistes de la région montbéliardaise se demandent si le plan de déplacement urbain qui devrait être bouclé avant la fin 1999, fera avancer les choses.
PRATIQUANT LE VÉLO depuis de nombreuses années, sportif accompli, Richard Dubois s'inquiète de la difficulté qu'ont les cyclistes à circuler, principalement dans le district de Montbéliard. « Depuis 1991, j'ai attiré l'attention de plusieurs municipalités du district, de l'équipement sur les différents problèmes rencontrés par les passionnés du vélo. J'avais à l'époque proposé l'aménagement des anciennes voies ferrées pour relier certaines villes par des pistes cyclables (Audincourt-Beaulieu, Audincourt-Montbéliard). Aujourd'hui, je suis comme sur Anne, je ne vois toujours rien venir ». Attention devait préciser Richard Dubois, ne soyons pas totalement négatif, il y a eu quelques réalisations intéressantes pour la promenade, notamment « la coulée verte ».
Le gros problème pour les usagers des deux roues, reste indéniablement la circulation en ville et la liaison entre celles-ci. La seule véritable liaison existant actuellement entre deux villes dans notre région reste la piste cyclable entre Audincourt et Sochaux. «Comment peut-on appeler, interroge Richard, piste cyclable les morceaux de bande aménagés depuis le rond-point de l'avenue Chabaud jusqu'à celui de l'ARS et les 100 m depuis le rond-point jusqu'au pont de Ludwigsbourg ! Quand on arrive aux extrémités... on monte sur le trottoir». il est vrai également que pour prendre le rond-point de Ludwigsbourg à vélo, il faut être quelque peu «kamikaze». «Il faut qu'à l'horizon de l'an 2000, poursuit Richard, la région de Montbéliard réalise de véritables pistes cyclables pour les raisons suivantes : diminution des encombrements et des embouteillages, diminution des accidents d'ou amélioration de la sécurité, diminution de la pollution et des dépenses d'énergie ». Il est vrai que les élus et les habitants de la région montrent peu d'intérêt pour le vélo, l'épreuve de la coupe du monde disputée récemment à Nommay reflète ce manque d'intérêt (seulement 2000 spectateurs) dans une région où le cycle est né. Toutefois, les instances concernées ont pris conscience du problème, et déjà en 1998, le conseil économique et sociale de la région de Franche-Comté (CESR), a réalisé une journée d'études à Montbéliard sur la circulation des cyclistes. Un architecte urbaniste de la région s'est également penché sur le problème et le projet d'utilisation des voies ferrées désaffectées.
Et puis, Richard Dubois n'est plus le seul à se battre puisque depuis peu, l'association « VéloCITÉ du pays de Montbéliard » a vu le jour à Audincourt sous l'impulsion de Denis Mettey et à l'initiative de Anne Ghemar, proviseur du lycée Fernand Léger. Denis Mettey abonde dans le même sens. « C'est vrai que rouler à vélo dans certains secteurs urbains reste un exercice difficile précise Denis Mettey. Promouvoir et développer le vélo en milieu urbain, insister sur la sécurité et l'améliorer par l'intermédiaire de nouvelles pistes cyclables sont les objectifs prioritaires de notre association. Les projets de liaison inter-communale au sein du district font également partie de nos préoccupations. Le PDU devait conclure Denis Mettey (plan de déplacement urbain) qui doit être bouclé avant la fin 1999 devrait nous l'espérons débloquer et faire avancer quelque peu les choses dans le domaine de la circulation, et notamment des cyclistes dans le district de Montbéliard ».
La région a effectivement du retard dans la conception des moyens de circulation mis à la disposition des amoureux du vélo comme Richard Dubois et Denis Mettey, principalement en milieu urbain. Elle fait figure de parent pauvre par rapport à Strasbourg dont 12 % des déplacements urbains se font à vélo, tout comme nos proches voisins Suisse de Bâle ( 25% ) ou Allemand de Fribourg (28%). Souhaitons que l'an 2000 soit aussi l'année du vélo dans une région (cycles Peugeot oblige) prédestinée pour favoriser son développement.
A quand les liaisons par pistes cyclables des communes du district semble se demander Richard Dubois.