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L'aménagement de pistes cyclables dans le pays de Montbéliard ne dépend pas d'une simple volonté politique, mais bien de celle des aménageurs. Les bénévoles de « VéloCITÉ » l'ont mesuré vendredi à Fesches-le-Châtel.
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Il s'agissait d'une réunion de travail sur le terrain, à l'occasion des travaux d'aménagement de la rue du 18 Novembre, qui traverse la commune de Fesches-le-Châtel de part en part. Là, en accord avec les riverains et les services de l'Équipement, le maire a souhaité marquer le ralentissement de la circulation automobile, qui à vrai dire confond encore souvent une ligne droite en agglomération avec celle des Hunaudières. Denis Mettey, le président de VéloCITÉ, accompagné de quelques amis à vélo, dont François Lachambre, le secrétaire de l'association, se sont donc rendus sur place à vélo pour rencontrer le maire Jacques Cointet. |
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Photo le Pays Au pied d'une «oreille de Mickey», les bordures hautes des sorties de stationnement, les bénévoles de VéloCITÉ et le maire de Fesches se penchent sur ce qu'on aurait pu aménager pour rendre la rue du 18 Novembre agréable pour le cycliste. |
De l'avis des cyclistes militants, l'aménagement de ce tronçon de la rue du 18 Novembre fait une fois encore les beaux jours du « tout automobile». Pas de pistes cyclables prévues mais quelques pièges dont les fameuses oreilles de Mickey au débouché des places de stationnement. « On aurait aussi pu faire autrement, note François Lachambre, le décamètre en main. La largueur de la chaussée est de 6,6 m soit 60 centimètres de plus que le mini. Les trottoirs mesurent par endroit 1,90 m de large... Et on a accordé 2,30 m pour le stationnement des voitures.» On sent une déception certaine chez les militants vis à vis des options des aménageurs. Le maire de Fesches se défend cependant d'une mise à l'écart systématiques de vélos. « On a réfléchit avec l'Équipement à la place des vélos. Mais une piste cyclable n'a pas été retenue dans le projet final. On m'a laissé entendre qu'elle n'était pas possible, physiquement.
Le projet engagé, on n'a traité semble-t-il que le stationnement et les piétons. « Il faudrait mieux travailler avec les services de l'Équipement qui visiblement n'ont pas fait intervenir leur Monsieur vélo », explique Denis Mettey. En témoignent les bordures de trottoirs à la verticale des jantes de vélo, une souricière si le cycliste se fait serrer par un automobiliste un peu pressé.
« Pourquoi ne pas avoir installé des bordures en affleurement, comme pour les bateaux de parking,» demande François Lachambre. « Les automobilistes seraient venus se garer dessus,» rétorque le maire. Et les îlots centraux en manivelle ? Pas facile de circuler à vélo dans des chaussées volontairement réduites en largeur pour ralentir les véhicules, précisément. De part et d'autre, on regrette les manquements, certes. Mais une fin d'après-midi, le travail réalisé. Cependant, comme la concertation est toujours de mise, du côté de « VéloCITÉ », on préfère parler de l'urgence de la mise en place d'un conseiller technique « Mobilité douce » à la communauté d'agglomération et de l'infléchissement d'une véritable politique cyclable dans l'agglomération. Pour se consoler cependant, les militants du groupe de travail « VéloCITÉ » sont repartis à bicyclette le long de la coulée verte. Et comme l'orage qui menaçait a pris le parti de glisser sur la Suisse, personne ne s'est finalement mouillé dans l'opération.