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Actualités 2000 : le Pays 26 septembre

VALENTIGNEY L'exemple de Grenoble

La journée sans voitures s'est close par une conférence-débat très intéressante, mais hélas boudée par le public.

EXISTE-T-IL une alternative à la voiture pour se déplacer ? Dans certains cas sûrement, c'est certainement possible. C'est en fait ce qu'ont démontré par Lionel Faure et M. Djigaroui en partant de l'exemple de Grenoble et de son agglomération en présence de François Lachambre et de M. Mettey de véloCITÉ et de Georges Massacrier, maire de la commune.

François Lachambre est tout d'abord revenu sur la journée « sans voitures » organisée pour la première fois conjointement entre Audincourt et Valentigney, soulignant le dynamisme et le grand enthousiasme des collégiens des Bruyères qui ont même trouvé un slogan à la manifestation : « à vélo, à vélo, à vélo... nous protestons contre la pollution!»

François Lachambre parle aussi de la parade entre Audincourt et Valentigney : « Nous avons roulé sur une nationale très dangereuse où pourtant il existe de la place pour une piste cyclable. Sous-Roches est dans le même cas. Cependant, Valentigney est la commune de l'agglomération qui a plus grande longueurs de bande cyclable ».

Les deux agents de développement des modes de transport alternatif de la région grenobloise ont d'abord présenté la communauté d'agglomération de Grenoble forte de 23 communes et de 372 000 habitants. Le réseau de déplacement comporte 170 km de piste cyclables qui font l'objet d'un investissement annuel de 35 à 40 millions de francs, le but étant de réaliser 150 nouveaux km d'itinéraires cyclables d'ici 2003.

Les agents ont dressé un diagnostic à partir d'une étude sérieuse sur les déplacements domicile-école et domicile-travail dans le but d'essayer de réduire tout spécialement les déplacements en voiture de courtes distances, inférieurs à 3 km.

L'accroissement de l'utilisation de l'auto même pour de petits trajets apporte des nuisances de plus en plus fortes. Un dynamique de changement a été mise en œuvre. Les défenseurs de l'utilisation de la voiture invoquent la perte de temps puis avoue une certaine habitude et non un sentiment d'insécurité. « Se déplacer autrement, changer ses habitudes, c'est reconquérir l'espace de vie autour des écoles, expliquent les deux experts. Dans une petite localité, proche de Grenoble, des expériences ont été tentées pour supprimer les déplacements en voiture avec le slogan « tous à pied, à vélo, sur le chemin des écoliers».

L'objectif, qui sera atteint, était la disparition des voitures en stationnement devant l'école. Cela a demandé l'adhésion de la communauté d'agglomération avec la réalisation d'aménagements : parc à vélo dans l'école, bandes cyclables, aire de stationnement proche de l'école pour les parents qui seraient obligés de se servir de leur voiture et un cheminement piétonnier et cyclable clairement inscrit.

Les élus pourront s'inspirer de la démarche grenobloise, car dans le pays de Montbéliard il reste encore beaucoup à faire tant au point de vue des mentalités qu'au point de vue des infrastructures.

Dominique Lhomme, Le Pays

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