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Plus connue comme "Loi sur l’air" ou "LAURE", parfois désignée du nom de son auteur "Loi Lepage", elle a eu 10 ans en 2007. Ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !
Publiée au journal officiel le 01/01/1997 elle remplace la précédente loi du 02/08/1961 relative à la lutte contre la pollution atmosphérique et les odeurs, et complète la loi du 19/07/1976 relative aux installations classées pour la protection de l’environnement.
Pour réduire les nuisances (pollution de l’air, bruit) et maîtriser la consommation énergétique, la LAURE fixe des objectifs que les PDU (plans de déplacements urbains) et les SCOT (schéma de cohérence territoriale) doivent intégrer :
La LAURE s’applique aux agglomérations urbaines. Hors agglomération, voir l’instruction ministérielle de la Direction des routes .
Le fait marquant de cette loi pour les cyclistes est l’ article 20 de la Loi sur l’Air, devenu article L228-2 du Code de l’Environnement :
Plusieurs questions parlementaires ont été posées car il subsistait une ambiguïté sur l’interprétation de l’ obligation ... en fonction des contraintes de la circulation (sous-entendu automobile). Un certain nombre de collectivités ont profité de ce flou pour ne pas réaliser d’aménagements cyclables.
En 2003, deux associations de la FUB, REVV Valence et ADAV Lille , ont indépendament gagné leur procès auprès de la Cour Administrative d’Appel, après un premier recours au Tribunal Administratif.
Ces jugements, obtenus après 5 ans de procédure, tranchent nettement pour une application de la loi favorable aux cyclistes : merci à REVV et à l’ADAV pour leur persévérance !
Ce jugement précise l’interprétation juridique de "en fonction des contraintes de la circulation".
| Le choix de la solution (bande cyclable, piste cyclable, couloir mixte bus+vélo, piste cyclable sur trottoir, contre-sens cyclable, aménagement d’une rue parallèle...) dépendra des contraintes de la circulation (sous-entendu automobile...), mais des itinéraires cyclables doivent être aménagés. |
Ce jugement a confirmé celui de Lyon en reconnaissant le bien-fondé, initialement contesté par la Ville, du recours de l’association ADAV Lille. Dans les 2 cas, la ville a été comdamné pour excès de pouvoir.
Plusieurs articles de Vélocité N° 74, 75 et 76, ont été consacrés à ce sujet :
Pour plus de précisions, consultez notre page LAURE, documents annnexes .
La Cour d’Appel Administrative de Nantes a confirmé le jugement du Tribunal Administratif de Rennes, qui donne gain de cause à l’association Brest à pied et à vélo, dans son recours à l’encontre de la communauté urbaine de Brest. Ce jugement va dans le même sens que ceux cités ci-dessus consécutifs aux recours de nos associations à Valence et Lille.
Depuis 2004, 2 autres associations de la FUB, Vélo-Cité Bordeaux et ADTC Grenoble , ont réussi à faire modifier des projets d’aménagements en invoquant cette jurisprudence. Dans les deux cas, la Ville a préféré réviser les plans plutôt que de voir s’engager un procès.
On peut également tenter d’empêcher la réalisation d’aménagements non conformes en rappelant au Préfet ces jurisprudences, juste avant qu’il n’exerce son contrôle de légalité. Dans les cas d’urgence, une procédure particulière peut s’appliquer, pour reporter le début du chantier : le recours suspensif auprès du Juge des référés.